dimanche 16 juillet 2017

What the Fuck, Guyane ?




L'autre jour, quelqu'un m'a posé cette question qui m'a mis très mal à l'aise.
Quelques jours après, quelqu'un m'a dit qu'un des articles que j'avais écrit sur la Guyane l'avait beaucoup attristé.

...le but de ce blog n'a jamais été d'aller insulter gratuitement quiconque, et si j'ai blessé des gens, et que j'ai été maladroite, je m'en excuse très sincèrement et très platement.

Tout dans la vie, est une succession de vécus, de souvenirs, d'anecdotes, qui créent une image unique de chaque chose pour chaque personne.
Ainsi, j'ai rencontré des gens qui parlent de la Guyane comme de l'endroit où ils ont passé les meilleurs moments de leurs vies, d'autres qui n'ont connu que ça parce qu'ils y sont nés et ne savent rien du froid, des autoroutes, et des trains, pour donner des exemples qui font parti de notre quotidien (du mien en tout cas). J'ai aussi entendu parler d'une fille qui se comparait aux personnages de Jurassik Park, dans la scène finale, dans l'avion, encore sous le choc, et juste soulagés de rentrer chez eux, lors de son propre retour de Cayenne.

J'espère que tout ce que j'ai mal vécu là bas, ou qui a réveillé mes colères d'injustices et révélé mon mépris pour les colonialistes et les esclavagistes, notions que je n'avais entrevue qu'à travers des films et des livres sur la ségrégation aux Etats Unis ou en Afrique du Sud, mais qui là bas était bien concret et encore présent dans les mémoires, avec des marques toujours présente dans les vies actuelles de certains, j'espère que tout cela tient d'avantage à un contexte et à une suite de sensation, qu'à une réalité.

La Guyane, ça aurait été un peu comme les études d'Arts, pour moi; une sorte d'amour déchu, un rejet, après des débuts qui me semblaient pourtant prometteurs et remplis de promesses et d'espoirs, où plus je m'accrochais plus je me faisais repoussée.
L'effondrement de mon rêve américain.
En Fac d'Art, je disais, pour reprendre et détourner le titre d'une oeuvre de Joseph Beuys "I like Art but Art doesn't like me", parce que comme rien ne voulait fonctionnait, parce que tout se goupillait profondément mal comme une terrible fatalité, les profs et les élèves partaient du principe que j'avais attiré ici en désespoir de cause, en attendant de faire autre chose, et surtout, que je détestais l'Art Moderne.
J'imagine qu'on finit par s'en prendre à l'entité qu'on n'a pas réussi à s'approprier, à apprivoiser, qu'on a pas réussi à intégrer, pour cacher son désarroi et sa déception devant les "futurs souvenirs, ceux qu'on a rêvé, qu'il faudra oublier".
Et trouver un espoir adapté, comme on dit.

Je n'ai pas de regret d'être rentrée en Métropole, pour tout un tas de raisons qui m'appartiennent, je trouve désormais une évidence à être ici plutôt que là bas (ce qui n'était pas gagné à mon retour). 
Par contre j'aurai aimé que les choses se passent autrement, différemment que comme un couple qui se sépare en se déchirant, dans le sang et les larmes. 
Cependant, pour chaque moment, souvent beau plus que bon, que j'ai passé là bas, et pour chaque personne formidable que j'ai rencontré là bas, oui, la Guyane -et plus largement l'Amérique du Sud- me manque.
Énormément.


...c'est dur de rebondir et de refaire confiance -tant dans les gens, que dans les événements, que dans l'avenir, que dans ses propres choix- après une année aussi lourde, et aussi remplie en terme de ratages, de fausse route et de scratchages en pleins vol.
Mais j'imagine que le temps aidant, et l'introspection (justement, typique à la Guyane parait-t-il) faisant son oeuvre, on finit par oublier la douleur, et recommencer à tester et à prendre des risques, pour le meilleur ou pour le pire.


Une pensée encore une fois à tous ceux que j'ai rencontré lors de ce séjour sud américain.
Et pleins de bonnes choses pour tous ceux qui auront lu cet article.

mercredi 5 juillet 2017

Comme de l'or fondu



...moi et mes références que personne ne comprend jamais...


Bon, je sais qu'il y en a au moins un qui suivra, c'est le principal.
J'ai la phobie des loups.

Storyboard







Session de travail par Skype avec Frédéric Maupomé qui est dans le TOP 5 des scénaristes les plus cools (ET les plus pro) de l'Univers.

C'est tellement chouette de travailler avec des gens biens ! :)


* je viens de voir la méga faute sur le "on peuT pas"... j'ai honte... -_-' ...mais ça va être dur de modifier...bon, ok, disons plutôt que j'ai la flemme...
désolée...*


samedi 1 juillet 2017

Article inutile numéro 5493 : La femme phoque

Certaines légende Nordiques parlent des sirènes en les imaginant, non pas mi-femme mi-poisson, mi-oiseau, ou mi-dauphin, mais mi-phoque.

Un beau jour de Novembre 2006, alors que je comptais les jours qui me séparait de la fin de mon calvaire en fac d'Art, une idée révolutionnaire nous vint, à moi, et mes camarades du mondialement célèbre fanzine "Crackin' Fog" :

"Alors t'imagines. T'as genre un bateau pirate. Un immense voilier. Plan large sur la mer, il est seul au milieu de l'océan, toutes voiles dehors. Le truc somptueux quoi.
...mais tu comprends que les mecs, ça fait 15 ans qu'ils ont pas vu une femme de près ou de loin.
Alors voilà, tak tak, y a bien Jimmy, le petit mousse de 12 ans, mais booonnnn, c'est pas pareil quand même quoi.

Et là...en pleins milieu de la flotte...un rocher ! Pour qui, pour qu'est-ce, qu'est-ce qu'il fout là...on n'en sait rien. Et on s'en fout.
Et tout ce qu'il y a à retenir, c'est que sur ce rocher...il y a une femme.
Et ouais !
Elle est allongée, lascivement, complètement nue, magnifique, une paire de boobs à faire pâlir d'envie Mémé Simone...bon, tu vois le genre. 
Et justement, la vigie l'a vu aussi.

Alors il interpèle tous ces camarades, criant avec une élégance de poète :
'Hé, les mecs, regardez ! ...UNE MEEEEEUUUUF !!' 

Alors là t'as tous l'équipage se rue sur le flanc du navire, tous les gars en même temps, si bien qu'ils font tanguer la voilier. Langues pendantes, criant des mots doux, des envies de viols pleins la tête...

Changement de cap immédiat. L'heure n'est plus à la réflexion. Le bateau se rapproche, on commence à préparer les barques pour les mettre à l'eau en vue d'aller ravir cette délicieuse créature.
Elle est de plus en plus proche.
Sa peau si lisse, si pulpeuse...
Dans un geste infiniment gracieux, elle commence à tourner la tête.

Les marins, tout émue, ne peuvent contenir leur attente de découvrir le charmant visage qui ira avec ce corps parfait.

La belle se tourne complètement vers eux, pleine de reconnaissance de voir enfin âme qui vive à la surface de ces eaux bleues...

Poussant un "AHu" joyeux et affectif, la sirène dévoile alors, du même coup que son visage, le terrible secret des sirène, au corps de femme et à la tête de phoque."

...ouais, on avait des scénarios bétons.
La preuve en est, c'est que même Les Kassos ont eu presque la même idée 

...
Mais bon, justice a été faite, et enfin, notre talent a été reconnue, dépassant de loin les frontières de la bande dessinée, et s'attaquant au grand écran.



mardi 27 juin 2017

Et Dieu créa Skype.


De la joie de parler avec son pote qui vit en Norvège comme si il était dans votre salon, et de regarder votre cercle d'amis en vous sentant fière de les connaitre.

vendredi 23 juin 2017

Mais c'est comme ça qu'on nique tout, le bénèf, le business,...

Où "Ode à l'époque où j'écoutais Eminem en boucle".


L'autre jour j'ai vu Joey Starr sur scène pour "Eloquence à l'assemblée" (le genre de textes qui réveillent la fibre morale qui sommeille en nous et notre âme de citoyen, et qui fait cogiter -entre autre- à "l'abolition de la misère" et au "prix de la liberté").

Dans le bus du retour, je me suis sentie un peu décalée avec le reste du public qui criait au génie de l'acteur de cinéma en citant tous ces films dont je ne connaissais même pas le nom, pendant que je repensais aux chansons de NTM qui m'ont bercé et accompagnées.
Tout cela en restant perplexe face à la fuite du temps parce que (hé ouais), "Joey Starr il a 50 ans, quoi !?!" ...et parce que comme dirait un de mes bons amis "Hé mais y a Koolshen aussi dans le genre classe".

jeudi 22 juin 2017

Les bons conseils de Tata Alex - 2




Et que je vous laisse vous démerdez avec ça.

Ce message est approuvé par l'association "Introspectez-vous, vous verrez, ça vaut le coup".

Allez, si ça vous suffit pas je prendrai le temps de vous expliquer pourquoi je ne prend pas de médicaments, pourquoi je suis contre le principe même des anti-dépresseurs, pourquoi je n'aime pas les médecins, pourquoi les pharmaciens me font peur, et pourquoi la manière dont la France se goinfre de cachetons (et de télé ?) en se plaignant que 'la vie elle est dure' au lieu de pousser les gens à prendre des congés quand ça va pas et de méditer un peu, juste histoire de faire le point m'exaspère et m'indigne au plus haut point.