dimanche 20 août 2017

Ce morceau de tissu qui sert à tout


Quand ma pote Liliana m'avait offert mon premier pangi à Saint Laurent du Maroni, elle m'avait dit :
"Comme ça, quand tu rentreras en Métropole, tous les Bushinengue de Paris te verront comme l'une des leurs !"
(la pigmentation de ma peau me laisse un petit doute, mais c'était touchant)


Alors que je prépare mon sac à dos pour repartir sur les routes, j'ai repensé à ça, et à la magie du Pangi, ce "morceau de tissu qui sert à tout. Tu peux le mettre dans tes cheveux, en faire une robe, un pagne, une parure de lit, une couverture, une écharpe, porter un bébé avec,..tu peux tout faire avec un pangi", et j'ai ainsi décidé de laisser la moitié de mes robes, foulards, écharpes, et autres trucs encombrant pour leur préférer un immense morceau de tissu trouvé sur le marché, et que même une dame marocaine qui passait à côté de moi a hoché la tête et m'a dit "oui, prend-le, il est très beau." ...elle aura achevé de me convaincre ! :3

Je vous laisse sur les liens des vidéos-conseils de la voyageuse "Little Gispy" que je suis beaucoup sur Youtube depuis ce matin -tout en travaillant, je vous jure.

vendredi 18 août 2017

Blast Desu



Après des années à l'avoir laissé de côté, je me suis décidée à finir de lire le tome 2 du Combat Ordinaire, et à lire le 3.

Le moins qu'on puisse dire c'est que les bouquins de Manu Larcenet ont l'art de me faire bader.
Blublubluuuuu...je sais même pas quoi dire de plus. (c'est bien, pour une fois je n'écrirais pas un roman !)

mardi 15 août 2017

On fait tous les mauvais choix tout le temps


Alors que je me décide à regarder une énième perte en face, et à entamer un travail dessus, et par le même temps à intégrer que les amis, ça ne meurt pas forcément -où pas tout de suite-,
et alors qu'en regardant mon chien qui est toujours heureux, aime tout le monde, et oublie ses peurs et soucis au bout de cinq minutes (probablement parce que "les Beaggles adorent les myrtilles), et en me disant que c'est peut-être ça la vraie nature profonde de chaque être,
ma vie devient plus cool chaque jour, avec des retrouvailles de gens que j'ai parfois délaissé et dont je me rend compte à quel point ils m'ont manqué, du dépôt de bagages et d'armures désormais inutiles, des réception de messages m'envoyant "beaucoup de lumière pour une belle âme", et des cœurs depuis l'autre bout du monde.

Et avec cette conversation et cette phrase ce matin.

Wep, je suis un peu en mode 'love the world' en ce moment.


Et d'humeur à aller marcher dans les pas de la BD "Esteban" à la recherches des baleines au fin fond de l'Argentine. ;3

Tonton Freud le frustré



Je suis tombée sur un livre qui se veut expliquer l'origine des rêves, et chaque fois qu'on a l'avis de Freud, on arrive (sur tous, tous, tous, absolument tous les sujets !) à un truc sexuel.

...ça fait pas un peu psychologie de comptoir de tonton bourré qui parle à un lampadaire lors de la kermesse du village, sérieusement...?

...sacré Freud.

samedi 12 août 2017

Le syndrôme de la Schtroumfette

Hier je discutais avec quelqu'un de la question du genre (garçon/fille/Donald Trump), sujet qui m'a toujours laissé assez perplexe et dont je ne sais toujours pas bien quoi penser puisqu'étant petite je pensais que j'étais un être asexué élevé par des loups et abandonné chez les humains (et après je me demande encore pourquoi j'ai cette fascination pour l'oeuvre de Rudyard Kipling...).

Cette personne, qui présentement est une femme, et que j'ai toujours vu comme un des symbole incarnant LA féminité dans mon entourage (pour ne pas dire la princesse. Et sans rien de négatif dans ce mot), m'a soudainement dit au détour de cette conversation qu'elle se disait qu'elle n'était pas une vraie fille, et que cette réflexion, beaucoup de fille se la font.
Interloquée, je lui demande ce qu'elle entend par là.

Elle me décrit ce qu'elle appelle une "vraie fille", et on arrive à un portrait assez proche de la femme au foyer tirée à 4 épingles des années 60, toujours impeccable même à la fin d'une journée de 85 heures à courir partout et à s'être retrouvée prise dans une tempête de sable et de grêle sud-tropicale, assez maniérée, un chouya précieuse, mais aussi capable de se transformer en bombe sexuelle pour son mari-chéri, ou pour la personne qu'elle a décidé de séduire, qui se tient toujours et semble ne pas connaitre l'humour (ou plutôt, rira aux blagues des autres, mais n'en fera pas. Ce serait décalé.)

* NB : Princesse, si je décris mal ce que toi même tu as décri, je m'en excuse, et je sers donc le propre cliché que je peux me faire de tout cela

** NB 2 : J'en profiterai aussi pour remercier toutes les marques d'électroménager, de serpillière et de savon, qui ont sauté sur la mode Vintage pour afficher des logo de pin-up sur leurs produits, reprenant alors un cliché d'époque qui était loin d'être une blague, sur la femme qui se doit d'être douce, obéissante, toujours souriante -et un peu conne sur les bords, et bien à sa place au ménage et au fourneaux, épargnant ainsi ces corvées que visiblement elle adôôôre faire de par sa nature de sexe faible, au sexe masculin.
Je ne comprend pas que les associations féministes ne leurs soient pas encore tombées sur le dos pour afficher ouvertement cette image dégradante des femmes qui a été une réalité il y a quelques décennies.
Et si vous venez me parler du côté "roh, c'est bon, c'est pour faire retro", je vous répondrais, non sans une pointe de provocation, que dans cette état d'esprit, et si c'est juste pour l'esthétique Old-School, pourquoi ne pas placarder des "Colored only" dans les bus, avec la caricature d'un visage Noire grotesque, laid et souriant stupidement ?
Mais non, c'est pas raciste, c'est pas dégradant, c'est fun parce que ça fait ancien. 

Et c'est ainsi qu'on se rend compte qu'on nous a mis dans la tête que si on ne répond pas à tous ces critères, on est, certes, du sexe féminin, mais on est une sorte d'entité curieuse, une fausse-fille.
Et ça n'a plus l'air de choquer personne.
Il y a aussi une petite fierté qui se crée à dire "Je ne suis pas une vraie fille".
Fantastique.
La société, la culture de notre époque, a donc réussi à nous mettre dans le crâne qu'être une fille, c'est un peu la loose.

Et il y a de quoi finir par penser ça.
Observons, ce que j'ai entendu appeler "le Syndrome de la Schtroumfette".
Prenez un film, plus ou moins au hasard, grosse production. Attention, ça ne marche pas à chaque fois, mais ça se retrouve souvent.

On a une brochette de 15 mecs.
Il y a le beaux gosse, le travailleur, le chiant, le méchant fourbe, le père, le meilleur ami,...etc.
Et il y a une fille.
Oui, parce qu'il faut quand même équilibrer, sinon le spectateur va croire qu'il vient de tomber sur un film gay.
Et la fille, elle, c'est quoi son rôle, son trait de personnalité ?
...ben...c'est la fille, quoi.
Et oui. La fille se retrouve ainsi à jouer le rôle de la fille. Bien souvent, l'amoureuse du héros, effacée, ou la bonnasse tellement sûre d'elle qu'elle sort à son ami d'enfance d'une voix suave en pleine rue alors qu'elle le croise après 10 ans de disparation "On était une sacrée bande de pote. Je suis sortie avec tous, sauf avec toi. Comment ça se fait que tu ne te sois jamais lancé ?" (la magie des films français écrit avec les pieds sur lesquels on tombe au détour d'un site de streaming).
Quand elle a un peu de relief, elle se transforme en espèce de tarée hystérique qui sous prétexte d'avoir du caractère, hurle et tape du pied comme un enfant capricieux, mais (forcément), elle réussira quand même à pécho le héros à la fin parce que l'Humain est tellement un animal qu'un homme et une femme qui se voit, 'c'est tellement obligé' qu'il se passe un truc entre eux.

Je ne m'attarderai pas sur ce genre de sous-culture sans intérêt, parce que ce n'est vraiment pas ça qui va nous tirer vers le haut, et que la médiocrité, je commence à vraiment en avoir ma dose.

J'ai regardé récemment la série "Orange is the New Black", qui, dans les premiers épisodes m'a interloqué pour plusieurs raisons :
-ben merde, les filles, qu'elles soient maigres ou grosses, à part quelques unes, elle sont pas foutues comme les bonnasses qu'on voit d'habitude à la télé...mais...c'est...heu...possible, ça...?
- ben merde, les filles sont pas toutes belles, et il y a même des "gueules"...
-ben merde, même quand elle est pas hyper-belle, y a quand même quelqu'un pour tomber amoureux d'elle...
- Ah mais là elle fait de l'humour et s'est ridicule/ pertinent...je croyais que le summum de l'humour par une "vraie fille", c'était de faire une grimace-sexy pour faire rire un mec qu'elle veut pécho (ou de sortir une "blague" incompréhensible, rabaissant un peu quelqu'un mais pas trop, et qui fait éclater tout le monde de rire autour)...
- Ah mais en fait dans cette série, y aura vraiment quasiment que des femmes ? C'est possible, ça ? Ouf, quelques hommes pour contrebalancer, ça sauve tout (vous avez remarqué que ça ne choque personne un film sans femme ou avec une femme pour 50 gugus, et qu'un film avec 50 femmes pour 8 hommes ça nous surprend dans nos habitudes ?)

Et voilà comment je me suis dit que la société nous ronge de clichés terribles, et que même en essayant de rester lucides et d'avoir du recul, on n'y échappe pas.
Et je pense que c'est un vrai problème.

J'en profite pour faire une petite note sur Disney et sur la caricature des princesses que les gens ont dans la tête quand ils parlent de ces films, et utilisent pour dénoncer le sexisme lattant.
Des héroïnes courageuses, intelligentes, éduquées, indépendantes, qui parfois tiennent les rênes de la relation (la Petite Sirène, qui est prête à tout quitter pour aller vivre dans un autre monde, qui par hasard rencontre un prince, qui lui donne une bonne raison supplémentairement de se casser de chez elle, et qui va ouvertement le draguer (et oui, même sa couleur de cheveux a été choisie pour sonner "provocante", sachez-le); Belle qui se demande ce qu'elle fout dans ce bled de bouseux, qui envoi bouler le kékos du coin, qui passe son temps à s'instruire, et qui (petite gourgandine), va aussi faire du gros rentre-dedans à la Bête à partir du moment où elle sent des p'tits papillons dans son ventre en le regardant; Raiponce qui est super instruite, sportive, qui veut sacrifier sa vie pour sauver son pote (oui, parce que vous constaterai aussi que la plupart du temps, les personnages sont amis avant de se jeter dans les bras les uns des autres) et qui fini par le sauver; etc, et cetera...
Franchement, j'ai vu pire comme ode au sexisme et comme formatage dans la tête des petites filles pour leur dire qu'elles sont et doivent être faibles et soumises.


*
***
*
...vous en faites ce que vous voulez, mais...mesdames...pourquoi jouer les gros gadjos vulgos pour être sûre de ne pas être cantonnée au rôle de "fille" (avec tout le package nunuche, idiote, lisse et sans relief, sans avis, creuse, sotte, dépendante, et compagnie ?)
Pourquoi avoir besoin de prouver coûte que coûte que vous n'appartenez pas à ce cliché de LA femme, qui n'existe même pas, au lieu de juste vous connaitre et vous assumer en tant qu'être humain avec tout son relief et son unicité ?

Ça pourrait être juste tellement plus cool de se comporter comme un humain, parmi d'autres humain, et de faire tomber un peu toutes ces barrières, ces préjugés et ces idées reçues sur le genre, le sexe, et ce qui nous détermine à la naissance (et ça en va aussi de la nationalité, de la "race" (avec d'énormes guillemets, on s'entend !), de la classe sociale, ...)


Messieurs...s'il vous plait, entendez ce message, et essayez si vous le voulez bien, de tomber aussi un peu ces barrières et ces idées, et cette domination chez certains qu'on vous a présenté comme étant légitime; ne serait-ce que pour que moins de femmes se retrouvent à avoir peur des hommes (et je commence à savoir de quoi je parle).

*
***
*

Bref, sur ces bonnes paroles, je vous inviterai à aller chercher de la culture où la femme est autre chose que l'objet de désir, est un personnage accompli intellectuellement, a autre chose à proposer que de la manipulation usant de son physique pour arriver à ses fins, et est tout simplement un être humain avant d'être une "vraie fille".
Volver de Almodovar -ça reste mon exemple ultime et chouchou ! :3 -, Caramel de Nadine Labaki, Le Sourire de Mona Lisa de Newell, certains films de Xavier Dolan,...
là comme ça, rien d'autre ne me vient, mais quand on cherche, ça foisonne ! :) )

Je ne suis pas fan de De Beauvoir, mais je pense que chacun peu se rappeler de cette phrase :

"On ne naît pas femme, on le devient."



jeudi 10 août 2017

And so I'll read a book or maybe two or three



Révélation du soir.
On remerciera une fois de plus L'Echelle Emotionnelle (grâce à laquelle on va finir par toucher le Nirvana, c'est moi qui vous le dit !)

...et puis on remerciera aussi une fois de plus le dessin animé Raiponce, qui décidément m'aura parlé à pleins de niveaux depuis sa sortie.